| philosophie imaginaire
Philosophie imaginaire, cest dire que là où la philosophie est vivante, collection créée en 1985 et dirigée par Patricia Farazzi & Michel Valensi |
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Abraham Aboulafia L’épître des sept voies est la première traduction française d’une œuvre d’Abraham Aboulafia, cabaliste juif du XIIIe siècle, qui élabora sa doctrine du «cabalisme prophétique» parallèlement au Zohar dont il était contemporain. Cette lettre, dans laquelle Aboulafia définit les sept voies de la connaissance, traite en premier lieu des rapports entre philosophie et cabale et apporte sur l’œuvre de Maïmonide un commentaire aussi riche qu’inattendu. Mais elle insiste également sur la spécificité de la langue hébraïque conçue comme langue qui globalise le réel et l’informe immédiatement. La philosophie, dès lors, ne serait qu’une propédeutique à la cabale, dont les savoirs ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’individus. Parue pour la première fois dans cette même collection en 1985, l’Épître des sept voies est rééditée ici accompagnée du texte hébreu établi par Adolph Jellinek en 1854. |
1985 (nouvelle édition Février 2008) traduit de lhébreu par Jean-Christophe Attias précédé de «Le livre au coeur de l’être» par Shmuel Trigano suivi de «Aboulafia philosophe et prophète» par P. Farazzi Edition du texte hébreu original par Adolph Jellinek Collection Philosophie imaginaire 978-2-84162-154-5 176 p. 14 € Voir également nouvelle collection. |
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| Elliot R.Wolfson Aboulafia, cabaliste et prophète herméneutique, théosophie et théurgie Abraham Aboulafia est sans aucun doute lune des figures les plus hautes en couleur du mysticisme juif ; prophète auto-proclamé aux prétentions messianiques, il vécut et oeuvra dans la seconde moitié du XIIIe siècle, à ce moment précis de lhistoire juive médiévale qui connut une activité mystique intense, aussi bien en terre dIsraël que dans les communautés de la Diaspora. Dans les essais qui composent ce volume, Elliot R.Wolfson sattache à montrer la dimension éminemment paradoxale dune oeuvre sans équivalent dans la «pensée juive ». Elliot R. Wolfson est professeur au Département des Études religieuses de l’Université de New York. Il a publié un grand nombre d’articles et plusieurs ouvrages consacrés à la mystique juive, dont Through a Speculum that Shines. Vision and Imagination in Medieval Jewish Mysticism, Princeton, 1994. |
traduit de langlais
par Jean-François Sené. TABLE Introduction.
28 euros. |
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José Bergamín LEspagne en son labyrinthe théâtral suivi de La plus légère idée de Lope «Lécriture baroque de Bergamín se déploie dans une tentative inouïe de faire entendre le «pas impétueux et cadencé de cette énorme foule de chimères», de ces milliers et milliers de comédies, de Lope et de son école, qui ont fait que lEspagne soit ce quelle est, «entière et vraie». » J.-B. Marongiu (Libération). |
traduit de lespagnol et présenté par Yves Roullière isbn 2-905372-69-9. 1992. 224p. 19 euros |
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José Bergamín
Limportance du démon et autres choses sans importance Sans doute fallait-il la présence desprit de José Bergamín pour tisser autour de «Limportance du Démon» ces autres essais sur le roman, lart, la disparate, le théâtre et la tauromachie ; autant de choses sans importance puisquelles ne sont au fond que le Démon même sous de multiples déguisements. |
traduit de lespagnol par Yves Roullière isbn 2-905372-81-8. 1993. 304 p. 24 euros. |
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José Bergamín
Le puits de langoisse Moquerie et passion de lhomme invisible Ce que José Bergamín aura compris de nous, prémonitoirement : notre future impossibilité à le comprendre. Ainsi se range-t-il parmi ceux qui nous disent : « Je nirai pas plus loin. Je reste en deçà de ce nouveau siècle. Je me retire dans la brume de ce que fut notre temps celui que nous eûmes en commun et dont nous fîmes, chacun, si diversement usage. » Et ce quil aura compris alors du drame de la République espagnole : le présage de « sombres temps » pour lEurope tout entière. |
traduit de l’espagnol et annoté par Yves Roullière isbn 2-84162-019-0. 1997. 144 p. 14 euros |
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José Bergamín «En Espagne, les anarchistes brûlèrent les églises; les catholiques ont brûlé l’Église.» Ces paroles d’un prêtre, rapportées par José Bergamín, résument tout le drame qui est au cœur de Terrorisme et persécution religieuse en Espagne, tout le drame espagnol tel qu’il a pu être vécu par cette Espagne du Christ et de la République, trahie par une Église soutenant le fascisme sous toutes ses formes. Écrits de combat d’une rare violence, les textes publiés ici sont un témoignage sans équivalent de ce qu’a pu être la guerre civile espagnole de 1936 à 1939, entre catholicisme, communisme et anarchisme. Pièces à conviction qui n’abandonnent jamais la littérature, pamphlets toujours épris de vertige mystique, philippiques portées par l’action, les écrits de Bergamín rendent compte au jour le jour des drames d’une guerre intérieure et extérieure et nous en livrent le sens théologique: quel Christ pourra empêcher le déferlement de la barbarie en Europe si, sur une terre soumise aux forces de la mort, sa Croix est livrée au diable par son Église elle-même? |
Bergamin en 1936 (au premier plan) Paru novembre 2007 Traduit de l’espagnol et présenté par Yves Roullière ISBN 978-2-84162-152-1 320 p. 28 € |
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Sergio Bettini Parmi les innombrables ouvrages consacrés à Venise, le livre de Sergio Bettini, considéré en Italie comme un classique, tient une place particulière en ce qu’il adopte dès l’abord une position qui veut concevoir Venise comme obéissant, à travers les siècles, à une intention artistique propre, faisant de la ville une seule et unique œuvre d’art, vivante et cohérente. Tout entière construite dans une relation à la lumière et au rythme, obéissant à un tempo pleinement humain, Venise est « la ville, la plus ville qui soit, écrit Bettini. Non seulement les places et les rues, les maisons et les églises ont été, comme partout, construites par la main de l’homme, mais le terrain lui-même a été fait par l’homme. Les Vénitiens ont dû fixer et “amarrer” leur sol, consolider le fond boueux et instable des îles avec des pylônes, relever et renforcer les grèves contre les marées, imposer aux canaux des cours moins hasardeux. Construire enfin la base elle-même de la ville, pour affirmer leur volonté de vivre, et donner à cette vie une forme et un destin». C’est l’histoire de cette forme et de ce destin que Sergio Bettini raconte ici, dessinant la mosaïque d’une ville depuis ses origines jusqu’à l’apogée de son aventure architecturale. |
Paru: 26 octobre 2006 Collection Philosophie imaginaire Traduit de l’italien par Patricia Farazzi 17 X 24cm 130 illustrations noir et blanc ISBN 978-2-84162-134-7 320 pages relié 45 € |
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Ernst Bloch Ernst Bloch a publié deux éditions consécutives de L’Esprit de l’Utopie, en 1918 puis en 1923. Entre-temps, il s’est rapproché du socialisme avec une monographie sur Thomas Münzer. Avec ses traits millénaristes et hérétiques, la Guerre des paysans d’Allemagne a pris désormais l’importance d’un modèle historique décisif. Entre ces deux éditions, le livre subit quelques changements, dont la suppression d’un chapitre: «Symbole: les Juifs», rédigé bien antérieurement, en 1912, lorsque, dans un contexte d’intenses échanges avec Georg Lukács, les deux amis font l’expérience du renouveau du judaïsme. Commençant par la proclamation éclatante: «S’éveille enfin la fierté d’être juif…», cet écrit du jeune Bloch offre une interprétation messianique et néo-marcionite de la «question juive», très éloignée de celle de Marx en 1843. Dans son essai introductif, Raphaël Lellouche retrace l’histoire de ce chapitre ‘oublié’, et montre combien non seulement il renouvelle notre compréhension du jeune Bloch et de la genèse de sa philosophie de l’utopie, mais révèle aussi l’actualité de sa «gnose révolutionnaire». |
PARUTION MARS 2009 Collection «Philosophie imaginaire» Traduit de l'allemand et présenté par Raphaël Lellouche. ISBN 978-2-84162-177-4 176 p. 18 euros |
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Hermann Broch «Chacun sait quelle folie s’est aujourd’hui emparée du monde, chacun sait qu’il participe lui-même à cette folie, comme victime active ou passive, chacun sait donc à quel formidable danger il se trouve exposé, mais personne n’est capable de localiser la menace, personne ne sait d’où elle s’apprête à fondre sur lui, personne n’est capable de la regarder vraiment en face, ni de s’en préserver efficacement. » Ainsi s’ouvre la Théorie de la folie des masses de Hermann Broch. Mais nul ne sait où elle commence, ni où elle finit, tant son élaboration fut problématique, au point qu’on peut se demander si le sujet n’a pas eu raison de l’œuvre, et si celle-ci ne se devait pas d’être retravaillée indéfiniment, comme est infinie cette folie des masses contre laquelle la raison vient buter sans parvenir à l’infléchir? |
SEPTEMBRE 2008 Traduit de l'allemand par Pierre Rusch et Didier RenaultTRADUIT AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL ISBN 978-2-84162-163-7 544 pages 32 euros Lire un compte tendu de Perrine Simon-Nahum dans la vie des idées |
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photo tirée du site Dokumentationsstelle für neuere österreichische Literatur" Montage: Sylvia Bartl |
Hermann Broch Hermann Broch (1886-1951) figure certainement, avec Proust, Musil et Joyce, au panthéon des grands «inventeurs de roman» du vingtième siècle. Mais le public francophone sait peu qu’il se consacra également à l’écriture d’une importante oeuvre philosophique, sans jamais vouloir parvenir à lui donner une forme définitive. Les six essais, publiés ici pour la première fois en français, furent écrits entre 1931 et 1946 et rendent compte de ce que Broch aimait appeler sa «théorie de la connaissance», fondée une conception très personnelle du concept de valeur. Table des matières : 1. Logique dun monde en ruine (1931); 2. Réflexions sur le problème de la connaissance en musique (1934); 3. Observations sur la psychanalyse sur la base de la théorie des valeurs (1936); 4. Connaissance intellectuelle et connaissance poétique (1936); 5. Considérations sur le problème de la mort de la civilisation (1936); 6. Sur les unités syntaxiques et cognitives (1946). Notes. |
TRADUIT AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL Traduit de lallemand 2005 2-84162-060-7 224 p. 22 euros |
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Giordano Bruno
Le Banquet des Cendres Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans dAristote et de Ptolémée, et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. Sil défend lhypothèse copernicienne au cours dun banquet organisé en son «honneur» par les docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, cest surtout pour dénoncer la pédanterie et lobscurantisme desdits docteurs, et cest avant tout le Bruno «inventeur de philosophies nouvelles», comme lappelle Joyce, qui apparaît ici. La dimension nouvelle quil introduit nest pas tant dordre cosmologique ; elle regarde le traitement tout personnel quil fait de la connaissance humaine, sa capacité à «tout ébranler pour connaître linnébranlable»; elle est dans la part quil accorde, dans ce bouleversement des idées reçues, à l« imagination créatrice», ce qui a fait dire à Eugenio Garin qu«il est probable que la compréhension exacte de la notion dimaginaire (...) soit le secret, encore partiellement irrévélé, de la pensée de Giordano Bruno et dune partie non négligeable du XVe et du XVIe siècles». «Le Banquet des Cendres constitue un document vivant et de premier ordre sur les controverses philosophiques que provoqua loeuvre de Copernic dans la seconde moitié du XVIe siècle italien.» J. Seidengart (Revue de Synthèse). |
traduit de litalien 1988. IIIe éd. 2006 xxii-170 p. 15 euros
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Massimo Cacciari
Drân Méridiens de la décision dans la pensée contemporaine Quel «terme», aujourdhui, est encore respecté? Quelle «loi» na pas été déplacée? S'il ne s'agit plus de transgresser le terme, d'aller au-delà de la «limite», mais bien au contraire de réussir à s'y tenir, de réussir à consister en elle et y résister si radicalement qu'on puisse l'approfondir jusque dans ses racines, dès lors, le Drân, «Faire», verbe tragique par excellence, qui indique l'instant, l'acmé suprême de la décision, lacte à son comble s'impose à la philosophie, à toute philosophie qui se veut aletheia : «expression de quelque chose de caché». «Le titre signifie déjà un déplacement énigmatique. Drân, cest faire, agir, dans le vocabulaire tragique grec. Sûr de sa mémoire, fixé à son idée, dune précision dorfèvre, recourant à mille artifices graphiques, Cacciari tente cela même quil étudie: évoquer le problème du faire et de la limite sans rhétorique.» G. Petitdemange (Etudes). |
traduit de litalien par Michel Valensi 1992 2-905372-63-X 156 p. 14 euros |
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Massimo Cacciari
Déclinaisons de lEurope Alors que l’Europe s’apprête à franchir le seuil de l’unité politique et économique, elle se trouve en proie à des forces contraires, centrifuges, et à toutes sortes de résistances théoriques et pratiques , comme si le signe de son unité consistait avant tout en ce sentiment aigu de crise. Depuis les guerres médiques, alors qu’elle apparaît dans la conscience hellénique, l’Europe est instable dans ses frontières, inquiète en son coeur, incertaine quant à son destin. Elle procède par décisions successives, sinterrogeant toujours à la croisée des chemins. Et cest aux différents lieux de cette interrogation ininterrompue mer et terre, guerre et paix, Orient et Occident, loi et déracinement quest consacré ce livre, où il apparaît que la tentative de réduire cette tension entre les contraires, la volonté de les forcer à un accord est à lorigine de la violence qui se déchaîne à lintérieur même de lEurope. Alors que la seule voie salutaire pourrait être celle qui consiste à maintenir ce qui se donne comme parfaitement singulier, comme parfaitement distinct. Massimo Cacciari est né à Venise en 1944. Il a été maire de cette ville de 1993 à 1999. Son oeuvre philosophique est abondante, depuis Krisis (Milan, 1976) jusqu’à sa récente somme philosophique: Dell’Inizio (Milan, 1990). En français on peut lire : Icônes de la Loi (1985), Paris 1990, L’Ange nécessaire (1986), Paris 1988, ainsi qu’un volume inédit en italien: Drân. Méridiens de la décision dans la pensée contemporaine, publié dans cette même collection en 1992. |
traduit de litalien et présenté par Michel Valensi 1996 ISBN 2-84162-003-4. 176 p. 14 euros |
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Publié avec le concours du Centre National du Livre et de la SACEM
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Daniel Caux John Cage, La Monte Young , Terry Riley, Steve Reich, Philip Glass, Robert Wilson, Charlemagne Palestine, Louis Andriessen, Urban Sax, Cornelius Cardew, Gavin Bryars, Michael Nyman, Glenn Branca, Arvo Pärt, Michael Galasso, Alan Lloyd, John Adams, Peter Sellars, Albert Ayler, Sun Ra, Cecil Taylor, Milford Graves, Sunny Murray, David Murray, Meredith Monk, Laurie Anderson, Nina Hagen, Alkan, Léon Theremin, Harry Partch, Conlon Nancarrow, Moondog, Luc Ferrari, Eliane Radigue, Thom Willems, Iannis Xenakis, Sonic Arts Union: Robert Ashley, Alvin Lucier, David Behrman, Gordon Mumma ... & la techno Les musiciens de la seconde moitié du XXe siècle, de John Cage à Richie Hawtin, en passant par les minimalistes américains, le free jazz et quelques inclassables et visionnaires, savent ce qu’ils doivent à l’écoute créatrice et généreuse de Daniel Caux. Passeur de sons, caravanier des musiques nomades, il a porté jusqu’à nos oreilles la conque de ses découvertes enthousiastes. Toute son action, depuis la fin des années 60, aura consisté à faire connaître et entendre celles et ceux qui dessineront notre paysage musical. Son écriture, toujours juste et précise, a accompagné au jour le jour cette aventure musicale: articles, textes de pochette de disques, programmes, émissions radiophoniques sur France Culture et France Musique, les textes rassemblés ici sont une histoire vivante du siècle sonore mise en musique par les musiciens mêmes. Producteur à France Culture (et France Musique), journaliste (L’Art vivant, Jazz Hot, Le Monde, Art Press, Le nouvel Obs...), organisateur de concerts (Ayler, Sun Ra, Riley, Glass, Reich…), directeur artistique du label Shandar, chargé de cours à Vincennes puis Saint Denis, Daniel Caux fut un ‘activiste musical’ qui a profondément marqué la scène musicale de ces quarante dernières années. Il disparaît en juillet 2008. |
OCTOBRE 2009
ISBN 978-2-84162-197-2 400 p. format 17X24 36 €
Le livre est accompagné d'un CD gratuit proposant un hommage à Daniel Caux, «Daniel Caux de A à Z», une émission de l'Atelier de Création Radiophonique de France Culture, réalisée par Philippe Langlois, à partir de nombreuses archives INA et diffusée en octobre 2008. Ce Livre/CD est une co-production France Culture, avec la participation de l'INA. |
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Julien Cendres et Chloé Radiguet
Expression d’un regard nouveau sur le monde, «paradis terrestre» au milieu des arbres de la forêt de Marly, le Désert de Retz est l’œuvre de l’extravagant François Racine de Monville, et le plus remarquable des jardins anglo-chinois. Conçu à la fin du XVIIIe siècle comme un ‘microcosme architectural’ il abritait un temple grec, une pyramide, un pagode chinoise, une tente tartare, etc. , ce lieu d’exception a attiré de tous temps d’innombrables artistes et personnalités politiques, depuis Marie-Antoinette jusqu’aux Surréalistes, et a suscité de nombreuses créations contemporaines signées Colette, Jacques Prévert, Abel Gance ou James Ivory. Sauvé de l’anéantissement par la volonté d’André Malraux, puis rattaché aux Grands Travaux par François Mitterrand en 1990, il fait l’objet aujourd’hui d’un vaste programme de restauration à l’initiative de la Mairie de Chambourcy et sera ouvert à nouveau au public à partir de l’automne 2009. Cet ouvrage le seul en français consacré au Désert de Retz , retrace l’histoire de ce lieu unique dont la symbolique n’est pas sans relation avec la franc-maçonnerie, et qui continue de susciter l’enthousiasme et les passions créatrices. Julien Cendres est écrivain. Il a publié, notamment, Femme selon Chantal Thomass (Flammarion, 2001), À la splendeur abandonné (Joëlle Losfeld, 2002), Affinités licencieuses (Fayard, 2003), Dimanche à Cuba (Hermé, 2006), et Paysages de l’âme (Les Lumières du vent, 2007). Chloé Radiguet est écrivain. Elle a publié des nouvelles, Fragments suivi de Traits, portrait (Maren Sell, Regart), de nombreuses préfaces et postfaces (Les Lettres Libres, Mille et une Nuits). À l’origine de la collection « À la lettre », elle est l’auteur de Brassens... à la lettre (Denoël, 2006). En collaboration, Chloé Radiguet et Julien Cendres ont publié les Œuvres complètes de Raymond Radiguet (Stock, 1993) et Un jeune homme sérieux dans les années folles (Fayard, 2003). |
SEPTEMBRE 2009 ISBN 978-2-84162-195-8 176 p. Format 24 X 29 Nombreuses illustrations et documents inédits. Photos de Denise Bellon, Daniel Boudinet, Philippe Dollo, Patricia Farazzi, Izis,Michael Kenna, Steve Wilson etc. Préface de François Mitterrand Postface de Pierre Morange 46 euros Mise en page et maquette: Paul Raymond Cohen Pour plus de renseignements sur les visites du Désert de Retz, consulter le site de la Mairie de Chambourcy |
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Giorgio Colli Philosophie de la distance cahiers posthumes I Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une uvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des uvres complètes de Nietzsche et professeur de philosophie antique à lUniversité de Pise. Quatre livres seulement ont paru de son vivant, et cette méfiance vis-à-vis de lécriture et de la publication, fait lobjet dune réflexion au jour le jour dans ces cahiers rédigés entre 1955 et 1977, publiés en Italie en 1982 et qui commencent à paraître aujourdhui en français. |
texte établi par Enrico Colli. traduit de litalien par Patricia Farazzi 1999 |
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Giorgio Colli Philosophie du contact cahiers posthumes II Ce deuxième volume des Carnets posthumes rassemble différents fragments antérieurs à lécriture de Philosophie de lexpression et constitue le laboratoire de cette oeuvre importante, dont Colli dira lui-même qu’elle fut sa «plus grande émotion». Le contact grandit à lombre du fragment dHéraclite : «Contacts : les totalités et les non-totalités, le convergent et le divergent, le consonnant et le dissonnant.» Il est «lindication dun rien représentatif, dun interstice métaphysique, qui est pourtant un certain rien, puisque ce quil nest pas ... lui confère une détermination expressive». La prodigieuse plongée dans ce «rien qui est» laisse apparaître un monde, au seuil duquel Colli sarrête. La terre promise dune pensée du contact a encore les contours flous dune uvre posthume. Elle attend une nouvelle génération de pionniers du concept. Qui tarde. |
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texte établi par Enrico Colli. traduit de litalien par Patricia Farazzi 2000 22 euros. |
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| Nietzsche cahiers posthumes III Ce troisième volume des Carnets posthumes rapporte lensemble des fragments sur Nietzsche. Ils viennent en contre-point des préfaces quil a données aux différentes éditions de Nietzsche en Italie, rassemblées sous le titre Écrits sur Nietzsche (1980), et de son Après Nietzsche (1974). Et se fait jour ici, sous forme de notes rapides, acérées, énigmatiques, la relation privilégiée d’un homme avec une oeuvre sans équivalent dans la littérature philosophique de ces derniers siècles. Si «Nietzsche a tout dit et le contraire de tout», peu importe alors de le comprendre ou de l’interpréter. Le «comprendre» véritablement, c’est «faire quelque chose» dans sa direction. Se succèdent alors, au jour le jour, les différents moments de cette «action Nietzsche», qui confirment que sur le plan de l’honnêteté philosophique, nous ne sommes pas encore allés «après Colli». |
traduit de litalien par Patricia Farazzi . texte établi par Enrico Colli. 2000 17 euros. |
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| Giorgio Colli Après Nietzsche Les «grandes âmes ont peu à attendre de la justice des générations futures, dès lors qu’elles s’adressent à leur présent avec une dureté véritable». Et au lendemain de la cérémonie de clôture d’un siècle amer, c’est Nietzsche qui meurt une seconde fois, avec les festivités annoncées du centenaire de sa mort. Parce que les questions soulevées par lui sont encore là, suspendues, toujours plus inextricablement mêlées à notre incapacité d’y répondre. Piètres OEdipes modernes, pliant devant le sphinx, ou faisant mine de n’avoir pas entendu. Le vingtième siècle est terminé, et Après Nietzsche évoque un temps qui nest pas advenu, le temps présent dun «savoir non détaché de la vie». « Un excellent recueil, un livre aigu, pénétrant, neuf, qui reprend les thèmes grecs de Nietzsche, en prolonge ou corrige le sens, revient avec une brutale franchise sur les acquis de la pensée de Nietzsche, sans hésiter à les contester ... Il est rare que nous soyons ainsi gâtés par la fermeté du jugement et par la force du style. » E. Blondel (Revue Philosophique). |
traduit de litalien par Pascal Gabellone
IIe édition 2000. ISBN 2-84162-038-7 192 p. 15 euros |
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| Giorgio Colli Philosophie de lexpression Philosophie de l'expression est une tentative de repenser ex novo certains des thèmes essentiels de la métaphysique, et qui se situe en position de rupture évidente avec les courants dominants de la philosophie contemporaine. « Non, si la Philosophie de lexpression de Giorgio Colli ne renvoie à rien, cest quelle est un corps à corps direct avec Aristote, une écoute silencieuse de cette parole grecque davant la philosophie. » R. Maggiori (Libération). |
traduit de litalien par Marie-José Tramuta isbn 2-905372-28-1. 240 p. 14 euros. |
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Giorgio Colli Écrits sur Nietzsche « En vérité, Nietzsche na aucunement besoin dêtre interprété ... parce que son action sur la vie individuelle est directe », écrivait en polémiste Giorgio Colli, dans la présentation de lédition critique de Nietzsche, préparée avec Mazzino Montinari, qui a permis de lire des milliers de pages inédites et de mettre au jour une fois pour toutes les falsifications subies par les textes. |
traduit de litalien par Patricia Farazzi 14 euros. Dautres ouvrages de Colli et de Nietzsche figurent dans la collection «Polemos». Toujours sur Nietzsche, et comme «en prime» un entretien avec le «spécialiste mondial de Nietzsche», selon sa formule, que nous vous laissons découvrir. |
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Gustav.-Theodor Fechner Anatomie comparée des anges suivi de «Sur la Danse» et dun essai de William James C’est un fait que l’on assiste, depuis quelques années, à un "retour" de l’ange, dont les formes sont pour le moins diverses. Certes, l’ange est commode. Patient, messager, virtuel, intemporel ou exterminateur, il est surtout gardien, désormais, d’un homme incapable de se garder lui-même, et semble devoir correspondre à la folie sécuritaire qui s’est emparée de notre monde. |
traduit de lallemand par Michèle Ouerd & Annick Yaiche isbn 2-84162-025-5. 1997. 104 p. 14 euros. |
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Benito Feijóo y Montenegro Le Je-ne-sais-quoi «La pensée de Feijóo parvient à tracer les limites et les contours de la pensée rationnelle, à faire envisager de face cet élément mystique, hors la loi, et à poser ce Je-ne-sais-quoi comme lexpression nostalgique du résidu dun sentiment atrophié, originellement plus vaste, universel.» R. Amutio (Impressions du Sud). |
traduit de lespagnol et présenté par Catherine Paoletti bilingue. isbn 2-905372-35-4. 1989. 64 p. 7 euros. |
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Emmanuel Fournier
Croire devoir penser « Penser sans le savoir. Marcher sans le savoir. Ni savoir comment faire pour marcher ou pour penser. S’étonner de manquer de savoir. Et s’étonner de pouvoir savoir sans savoir savoir, sans avoir conscience de savoir. » D’ordinaire, le langage répond aux interrogations par des énoncés articulés autour de verbes soumis à la conjugaison, rattachant ainsi l’homme à ses questions sans pour autant lui répondre. Restait à tenter l’expérience de la "déconjugaison", par laquelle le verbe, laissé intact, se déclinerait exclusivement à l’infinitif. Alors l’homme et ses questions et ses réponses conjugués se prennent à sourire de ce qu’on ait pu croire devoir penser : « Je pense, donc je suis », comme s’il ne s’agissait au fond que de se pincer simplement l’avant-bras pour ne pas avoir à douter que ce fût bien «soi» et non quelqu’autre chose. C’est toute l’ironie de ce livre qui paraît en 1996 pour la première fois, fêtant les 37 ans de l’auteur. C’est toute sa légèreté que d’annoncer qu’«il nous arrive parfois d’espérer répondre aux questions que nous nous posons» par ces «études pour doute et conscience ... où il est question de douter, de croire et de savoir, de pouvoir et de manquer, de finir, de changer et de vouloir, de devoir, de servir et de se libérer», mais jamais de soi, ni de René Descartes. |
![]() écrire à l'auteur isbn 2-84162-008-5. 1996. 144 p. 13 euros. |
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Emmanuel Fournier Linfinitif des pensées comprenant les Carnets dOuessant Penser en acte: et lhomme préfère considérer la formule comme simple juxtaposition de mots, quand il fait le constat dune «pensée séparée de la vie». Cela viendrait-il quil ne pense quavec des mots qui le tirent le plus souvent vers ce quils veulent communément dire, et non plus vers ce quil voudrait, lui, penser ? Comment chercher, dans ces conditions, une façon acceptable dêtre et de penser ? Tout au long de ses carnets dOuessant, dessais parallèles de transcriptions à linfinitif de Descartes, Nietzsche, Wittgenstein, Kant, Aristote ou Heidegger, de postfaces à Croire devoir penser, et dannotations au «chantier de la philosophie», Emmanuel Fournier détaille avec une grande honnêteté et un sens minutieux de lhumour ce quil entend par «penser à linfinitif». |
2000 |
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Juan David García Bacca Invitation à philosopher selon lesprit et la lettre dAntonio Machado Depuis ses premiers travaux scientifiques et mathématiques jusquà ses derniers livres, parmi lesquels : Philosophie de la musique (1990), De la magie à la technique (1989), Hasard et Nécessité. Parménide et Mallarmé (1985), Juan David García Bacca sest toujours employé à réconcilier philosophie fût-elle des sciences et poésie. Létonnant ouvrage quil consacre à Machado nous invite à lire la philosophie du plus grand poète espagnol, mais aussi et surtout à apprendre de la poésie ce quest ce que devrait être , le questionnement philosophique sous toutes ses formes. « La parole est une opération de logique formelle », écrit Bacca et la parole poétique de Machado, exemple de logique poétique absolue, est, dans son essentialité, un accès au sens philosophique originel de lhomme, si tant est quon veuille bien voir et reconnaître, au lieu de simplement regarder et connaître. Mais « mes yeux sont dans le miroir des yeux aveugles qui regardent ceux avec lesquels je les vois » écrit Machado. Se trouvera-t-il des yeux pour voir quil nest de philosophie qui ne soit aussi écriture et pour le (et la) reconnaître ? |
traduit de lespagnol par Marie Laffranque Isbn 2-905372-98-2. 1994. 196 p. 19 euros. |
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Aldo G. Gargani Létonnement et le hasard La rationalité est au centre des questions auxquelles se mesure aujourd'hui la pensée. L'étonnement et le hasard en aborde les enjeux selon une perspective qui vise à en ouvrir le champ et à soustraire notre pensée, nos langages, à la nécessité de la règle, à la répétition et à l'inexorable. «La leçon de Gargani va bien au-delà des "thèses" philosophiques: il invite à faire confiance à l’étonnement, au hasard, à l’expérimentation, à l’imprévisibilité et à la possibilité d’effectuer de nouveaux choix de vie, de nouveaux paris de connaissance. » R. Maggiori (Libération). |
traduit de litalien par Jean-Pierre Cometti & Jutta Hansen |
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| Acheter le livre sur Place des libraires | Roger Godel Recherche dune foi suivi de Figures et images sur la jeunesse de Platon «La leçon de Godel doit être entendue: Il ne faut pas oublier la Grèce, sous peine de perdre la mémoire tout entière.» A. Jeannière (Études). |
isbn 2 905372-38-9. 1990. 144 p.
13 euros. |
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Ignaz Goldziher Paru en allemand en 1910, et aussitôt traduit dans plusieurs langues, Le Dogme et la loi dans lIslam d’Ignaz Goldziher (1850-1921) a marqué un tournant dans les études islamiques et a contribué grandement à une meilleure connaissance de l’Islam pour le lecteur occidental. «C’est notre premier manuel d’Islamologie» s’écrie le grand orientaliste Louis Massignon dans l’hommage qu’il rend à son maître et ami, et près d’un demi siècle plus tard, c’est au tour de Bernard Lewis de saluer «ce chef d’oeuvre de perception, de construction et d’exposition, ... qui, comme introduction à la foi, au droit, à la doctrine et à la piété islamiques, reste sans équivalent». |
Introduction de Louis Massignon en Appendice Agostino Cilardo; De quelques formations islamiques récentes Traduit par Félix Arin Coédition avec la Librairie Orientaliste Paul Geuthner |
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Gregorio de los Ríos Semer, planter, bouturer et arroser les fleurs, marcoter, greffer et tailler les arbres, agencer des massifs, nourrir et conserver le rossignol dans son jardin, faire des bouquets, l’Agriculture des jardins, écrit en castillan et publié pour la première fois en 1592, rompt avec une tradition qui voulait qu’un jardin fût essentiellement fonctionnel. Aux plantes médicinales, vivrières ou potagères, Gregorio de los Ríos, jardinier du roi d’Espagne, Philippe II, en charge de la Casa de Campo, à l’ouest de Madrid, préfère l’angélica et les besicos de monjas, la yierba donzela et les maravillas, l’estrallamar et les pajarillas et nous livre l’un des premiers traités de jardinage en Europe, inaugurant une nouvelle «idée de jardin», désormais consacré au plaisir des sens. |
Paru octobre 2007 Traduit de l'espagnol et présenté par Catherine Chomarat-Ruiz 978-2-84162-150-7 224 p. Relié Photos de Patricia Farazzi 30 euros |
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| Yehuda Halevi Le «Diwan» Une anthologie de loeuvre poétique en bilingue du plus grand poète juif du Moyen Age, auteur du Livre du Kuzari. |
traduit de lhébreu par Yaacov Arroche & Joseph G.Valensi postface de Samuel David Luzzatto (1864) bilingue. isbn 2-905372-24-9. 1988. XI-354 p. épuisé. |
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| Ibn Arabî Le dévoilement des effets du voyage «Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux tétablir nulle part», sécrie Ibn Arabî dans ses Illuminations de la Mecque. Ainsi, Le dévoilement des effets du voyage repose sur laffirmation selon laquelle tous les êtres, jusquà la divinité elle-même, participent dun voyage universel sans fin, ni dans ce monde ni dans lautre. Mais ce livre, qui nous invite à suivre les voyages décrits par la Révélation et la tradition prophétique et à bénéficier de leurs effets, se double d'un traité d'herméneutique. L'interprétation constitue elle-même un voyage qui noue, entre le Livre, le monde et l'Homme, un lien de correspondance essentiel pour la compréhension du texte. Ainsi, les trois voyages vers Dieu, en Dieu et provenant de Dieu dont il est question ici, doivent aussi être compris comme autant de voyages vers, dans et provenant du Livre, qui est à la fois ce qui réunit les êtres, mais aussi les distingue. A ce titre, le Coran, livre de la Réunion et de la distinction, est le Monde dans lequel voyage le Shaykh al-Akbar, le plus grand des maîtres du soufisme et de la mystique islamique. L' oeuvre de Ibn ‘Arabi (Murcie 1165-Damas 1240) a fait l'objet de plusieurs traductions françaises et de nombreuses études, depuis les travaux d'Henry Corbin jusqu'à la biographie que lui a consacré Claude Addas. C'est la première fois que paraît une édition critique bilingue de l'un de ses traités. Denis Gril (Université de Provence) avait déjà traduit et présenté Le livre de l'arbre et des quatre oiseaux (Paris 1984) et a participé à l'anthologie des Illuminations de la Mecque (Paris 1988) |
texte arabe édité, traduit et présenté par Denis Gril isbn 2-905372-92-3. 1994. 20043 |
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Ibn Arabî La production des cercles Ce petit traité aborde les éléments essentiels de la métaphysique de Ibn Arabî et témoigne de ses rapports avec la philosophie en même temps que de lintroduction dans le soufisme déléments externes empruntés à la scolastique et à la philosophie péripatéticienne. |
traduit et présenté par Paul Fenton & Maurice Gloton
bilingue. |
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Juda Ibn Malka/ Georges Vajda/ Paul Fenton Précédé de «Le Sefer Yesîrâh et ses commentaires» par Georges Vajda Unique par sa forme et énigmatique par son contenu, le Sefer yesîrâh le Livre de la création est considéré comme le premier essai spéculatif de la pensée hébraïque. Depuis sa rédaction à une date incertaine, mais qu’il est possible de situer entre le Ier et le IIIe siècle, il a fait l’objet d’un très grand nombre de commentaires linguistiques, cosmologiques ou kabbalistiques. Mais c’est à ses commentaires philosophiques, rédigés par Saadyâ Gâ’on, Isaac Israeli, Sabbataï Donnolo, Juda Ben Barzillay ou Juda Halévi, que s’est particulièrement intéressé Georges Vajda, un des grands maîtres de la science du judaïsme du XXe siècle. Son cours inédit, retrouvé dans ses archives, est présenté et publié ici par son disciple, Paul Fenton, professeur d’études hébraïques à la Sorbonne et spécialiste de la pensée judéo-arabe médiévale. Il est suivi d’une traduction intégrale de la recension courte du Sefer yesîrâh, et de la première traduction française du commentaire de Juda Ibn Malka, philosophe et kabbaliste judéo-arabe du XIIIe siècle, dont le système mêle spéculations mystiques et combinaisons astrologiques. |
PARU MARS 2008 Traduit et présenté par Paul Fenton ISBN 978-2-84162-159-0 196 p. 22 € |
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Yann Kassile « Nous, Occidentaux, que connaissons-nous de la pensée actuelle au Japon? Savons-nous qui sont les penseurs contemporains japonais, ce qu’ils pensent? |
2006 ISBN: 2-84162-118-9 288 p. 22 euros Yann Kassile a également réalisé un documentaire sur Pierre Bonnard. Cliquer ici pour plus d'informations. et sur Nietzsche Cliquer ici pour avoir également plus d'informations |
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Najm al-dîn Kubrâ Les éclosions de la beauté et les parfums de la majesté Fritz Meier et Henry Corbin avaient attiré lattention depuis longtemps sur ce grand maître du soufisme iranien que fut Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221). Toutefois ce traité, sans nul doute le plus important du maître, navait jamais été traduit. Najm al-dîn Kubrâ y aborde principalement les expériences que traverse le voyageur dans son itinéraire mystique, notamment la perception des lumières de couleur et laccession à la sainteté marquée par le don du nom suprême de Dieu. Le saint que nous décrit Najm al-dîn Kubrâ est ce voyageur qui sanéantit dans cet amour fervent nocturne que le maître place au-dessus de la connaissance mystique. Il apparaît ainsi davantage que son contemporain méridional illuminé par la diurne clarté de cette connaissance, Rûzbehân de Shîrâz, comme un pur mystique de lamour fou. La méditation de Najm al-dîn Kubrâ offre une doctrine éclatée non spéculative dont le motif essentiel est la pratique et constitue une exhortation à la sincérité et à lenvol du désir. Le maître du Khwârazm fut aussi le témoin de limmense cataclysme qui a ravagé lIran au début du XIIIe siècle. Il offre limage dun saint qui ne demeure pas enfermé dans son couvent, mais qui, animé dun courage extraordinaire, refuse de fuir devant les Mongols et prend même les armes pour les combattre jusquà la mort sur les remparts de Khwârazm, non sans avoir auparavant achevé la formation de ses derniers disciples. |
traduit de larabe et présenté par Paul Ballanfat
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Najm al-dîn Kubrâ Les textes traduits ici constituent un ensemble dont lessentiel est consacré à définir les règles de linitiation et de léducation spirituelle. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusquà leur but, quun doctrinaire du soufisme. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer dune doctrine densemble qui la fonde et qui lorganise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Éclosions de la beauté et les parfums de la majesté, paru dans cette même collection. |
2002 traduit de larabe ISBN: 2-84162-059-X
28 euros |
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| Jules Lequier Abel et Abel suivi de la Notice biographique de Lequier par Prosper Hémon (texte établi et présenté par Gérard Pyguillem) et de «Lincommunicable secret caché sous ce mot : Nous» inédit de Lequier, texte établi par Michel Valensi. |
1991
isbn 2-905372-55-9 256 p. 19 euros. |
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Jules Lequier Comment trouver, comment chercher une première vérité? «Dans ses écrits ... un unique problème est traqué et comme trituré sous toutes ses faces : la liberté humaine. Lequier est par excellence le philosophe de la liberté. Il a eu lintuition simple, mais extraordinairement intense et profonde, que si la liberté est, elle nest rien dautre, incompréhensible, incompatible, ne tolérant ni partage ni compromis.» X. Tilliette (La Croix, 1962). |
préface de Claude Morali suivi de |
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Raymond Lulle (Ramon Lull) Le livre du gentil et des trois sages Sept siècles après sa rédaction, Le livre du gentil et des trois sages pose, avec une actuelle pertinence, la question de la différence en affirmant lessentielle et vitale importance du dialogue et de la polémique pour la société des hommes. Lexposition systématique des trois religions, à un plan dégalité dans le dialogue, fait de cet ouvrage un manifeste de lart du dialogue en tant que polémique respectueuse. |
traduit du catalan et présenté par Dominique de Courcelles isbn 2-905372-66-4. 1992 2. 256 p. |
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Stéphane Mallarmé Écrits sur le livre choix de textes et de correspondances |
isbn 2-905372-06-0. 1986. 192 p. (épuisé) | ||
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photo de couverture: Eduardo Comesaña. Borges dans son bureau de la Bibliothèque Nationale de Buenos Aires en 1971. |
Jean-Clet Martin Jorge Luis Borges (1899-1986) a traversé le vingtième siècle à la manière de ses personnages, laissant toujours imprécise la limite entre fiction et réalité. Sa biographie recoupe celle des Pierre Ménard, Evaristo Carriego, ou Herbert Quain qui peuplent ses ouvrages comme autant de miroirs multipliés. Aussi lire la vie de Borges, c’est reparcourir avec lui les labyrinthes d’un monde dont, tel un «dieu bibliothécaire», il a dessiné les contours, déployé les déserts, engendré par jets d’encre les populations, construit les villes, où chaque individu est comme l’hologramme d’une pensée, né des visions d’un homme aveugle. Cet autre monde, décrit avec la précision d’un entomologiste et le détachement d’un mystique, s’offre à nous comme une éternité miniature peuplée de vies imaginaires, à l’exemple de celle que Jean-Clet Martin consacre à Borges, pour le vingtième anniversaire de sa disparition. Jean-Clet Martin enseigne la philosophie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont La philosophie de Gilles Deleuze (Payot), Van Gogh. L’œil des Choses (Les Empêcheurs), et, aux éditions de l’éclat, Eloge de l’inconsommable (2006). |
2006 ISBN 2-84162-131-6 240 pages 22 € |
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Jean-Clet Martin Notre monde plie sous le poids d’objets consommables à souhait, caducs à la mesure de leur ‘utilité’, encombrant l’espace de notre respiration, jusqu’à ce qu’essouflés nous protestions : «Mais avait-on besoin de tant de choses?» Il en est d’autres pourtant, insaisissables, joignant le «futile à l’agréable», se dérobant à l’emploi avec une élégance espiègle. Objets inconsommables, débordant nos certitudes, surgissant au cœur d’une œuvre littéraire (Borges, Proust), d’un tableau (Le radeau de la Méduse de Géricault, La Machine à gazouiller de Klee), d’un film (Eve de Mankiewicz, Gladiator de Ridley Scott), ou heurtant le flâneur au détour d’une rue, d’un musée de la porcelaine, ou d’un portique ouvrant sur un ancien jardin. Dès lors, l’éloge de ces objets inconsommables consistera à désigner le territoire où ils nous livrent un sens nouveau, un plein étonnement, une revenue au monde, dessinant les contours mêmes de la philosophie. |
ISBN: 2-84162-120-0 144 p. 15 euros |
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Carlo Michelstaedter La persuasion et la rhétorique La persuasion et la rhétorique est, on ne craint pas de l'affirmer, un cas unique dans l'histoire de la philosophie. Carlo Michelstaedter (1887-1910) l'écrivit à 23 ans et se donna la mort le lendemain même de l'achèvement de ce qui devait être sa maîtrise de philosophie. « Chacun dentre nous, lecteur par profession ou par amour, connaît quelques volumes dont il nest pas sorti indemne. Ils marquent obscurément les fibres, au point que la voix sonne faux quand on veut en parler de manière seulement docte. Ces livres-là, quon est sûr de noublier jamais, nous les comptons sur les doigts dune main, rarement deux. Pour ma part, je nhésiterai pas à y mettre désormais, La persuasion et la rhétorique. » R.-P. Droit (Le Monde). |
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Carlo Michelstaedter « L’homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui-même. » L’homme dans la nuit de la rhétorique, allume en lui en son oeil une lumière dont il sait qu’elle le consumera. Cette lumière, en tant qu’elle éclaire, est un don. Les Appendices critiques sont ce don de lumière qui consume celui qui en est proche et éclaire celui qui se tient à l’écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l’écart de la lumière qui consume et se consume ? Peut-on éternellement voir et dire que l’on a rien vu? |
traduit de litalien par Tatiana Cescutti. |
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Carlo Michelstaedter «La correspondance [de Michelstaedter] éclaire en perspective loeuvre, la prépare peut-être, mais ne porte pas trace de "prolégomènes à une mort annoncée". Ce qui là, lentement, se fabrique cest bien une énigme.» R. Maggiori (Libération). < Argia Cassini |
choix de lettres établi par Michel Valensi 14 euros. |
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Carlo Michelstaedter Le Dialogue de la Santé fait partie dun ensemble décrits posthumes de Michelstaedter, dont les éditions de léclat publieront lintégralité prochainement. Construit sur le modèle du dialogue platonicien (ou leopardien), il met en scène deux jeunes hommes, amis de Michelstaedter, Nino Paternolli, et Enrico Mreule (dont Claudio Magris avait fait le personnage principal de son livre Une autre mer). Au sortir dun cimetière, le gardien salue les deux jeunes hommes dun cri : «Que Dieu vous donne la santé.» Cest loccasion dune discussion âpre sur le sens des mots et le sens de la vie. En écho avec la Persuasion et la rhétorique, le Dialogue de la Santé résonne de tous les thèmes de ce livre inclassable, la sécurité, la nécessité de vivre, le langage et ses pièges, etc. Il en explicite également les thèmes, et pourrait être un élément de réponse au geste ultime de Michelstaedter, jusquà présent inexpliqué. Le dialogue est suivi dautres petits dialogues moraux de Michelstaedter. Carlo Michelstaedter (1887-1910) est connu comme étant lauteur dun seul et unique ouvrage : La persuasion et la rhétorique (et ses Appendices), dont la publication à lEclat en 1989 fut une révélation pour beaucoup. «Chacun de nous, lecteur par profession ou par amour, connaît quelques volumes dont il nest pas sorti indemne... Pour ma part, je nhésiterai pas à y mettre désormais la Persuasion et la rhétorique», écrivait Roger Pol Droit dans le Monde lors de la parution de ce titre. Né à Gorizia en 1887, Michelstaedter étudie à Florence, où il rédige ce « mémoire de maîtrise » unique en son genre, sur les concepts de persuasion et de rhétorique chez Platon et Aristote. Le soir de lachèvement de son travail, il se tire une balle dans la tête. Il avait 23 ans. |
PARU MARS 2004 Collection "philosophie imaginaire" traduit de l'italien et présenté par Antoine Parzy |
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Patricia Farazzi La vie obscure Cest à lombre de Carlo Michelstaedter que viennent sabriter les personnages de La vie obscure, désormais inséparables dune oeuvre qui, à laube du siècle du Grand-Nombre, interrogeait: «Lindividu, où est-il?» Et cet individu broyé se reconstruit ici à travers les dessins de silhouettes dune femme qui peint, la réflexion intempestive dune jeune fille de retour dans une ville, lironie inquiète dune ombre philosophique. |
hors collection 1999 144 p. 12 euros Voir aussi paraboles |
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Niffari Le Livre des Stations « Symbolisant une rupture dans lécriture, le texte de Niffari symbolise par là même, une rupture dans la culture. Il sagit en quelque sorte dune reconsidération radicale de la culture arabe, et plus particulièrement de ses formes et ses contenus théologico-juridiques.» Adonis. |
traduit de larabe et présenté par Maati Kabbal
Suivi de « Vers une étrangeté familière » par Adonis 15 euros. |
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Luigi Pareyson Ontologie de la liberté «Au commencement était le choix» écrit Pareyson, mais «le premier acte de liberté a été, en Dieu, un acte de liberté positive et, en lhomme, un acte de liberté négative. Une divergence immense, un déclin épouvantable et irréversible. Est -il possible darrêter cette sinistre décadence et dinverser le cours des choses?» Ainsi la philosophie de la liberté qui se dessine dans ces pages se fonde-t-elle sur un rapport étroit avec le problème du mal et de la souffrance : du «mal en Dieu», comme possibilité ; de la souffrance de lhomme comme réalité. Elle prend la forme dune herméneutique de lexpérience religieuse sappuyant sur le mythe, en tant quil est le plus à même de rendre compte du caractère inépuisable du transcendant. Et pour approcher au plus près le «moment athée de la divinité», Pareyson déploie ici une écriture tourmentée, fragile et tendue à lextrême, portant témoignage dune expérience de pensée singulière qui ne sest jamais accommodée de la seule réponse «morale» apportée à la question fondamentale formulée pour la première fois par Leibniz: «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?». |
traduit de litalien et préfacé par Gilles A.Tiberghien ISBN 2-84162-021-2. 288 p. 25 euros. |
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| [Ashtâvakra Samhitâ] Les paroles du Huit-Fois-Difforme Dialogue sur la réalité « Les Paroles du Huit-fois-difforme » (Ashtâvakra Samhitâ) est un texte classique du monisme védantique, postérieur de plusieurs siècles au Mahâbhârata dans lequel ses protagonistes sont mentionnés pour la première fois. Sa rédaction peut être datée entre le ive et le viie siècle de notre ère. Il consigne linstruction spirituelle du roi Janaka par lenfant Huit-fois-difforme Ashtâvakra. « Comment sobtient la connaissance ? Comment se produira la délivrance ? Et labsence de toute passion, comment sobtient-elle ? » Tous les concepts fondamentaux de notre philosophie sont évoqués ici : lÊtre, la connaissance, lUn, le multiple, la conscience, la pensée, la vérité, etc. Mais le bouleversement advient dès lors quon réalise quen sanskrit la pensée est un organe, lintellect un sens qui transcrit les cinq autres, et que la vérité sapparente à ce qui peut être « désigné du doigt ». Il en va de même pour tous nos concepts qui semblent si lisses à la lecture quils glissent entre nos mains, animés quils sont dune vie débordant nos limites occidentales. « Langue rigoureuse et puissante que lon saisit par ses racines et que lon pénètre par ses feuillages, le sanskrit est à la conscience ce que lArbre inversé est au cosmos. » Alors la lecture des Paroles du Huit-fois-difforme devient une expérience de haute-montagne. Une lente ascension dun monde et dune langue, dun monde qui est la langue, jusquau principe des choses, jusquà ce que « le sage soit comme le ciel». « À quoi bon multiplier les mots ? » sécrie alors Ashtâvakra, et cette « paideia du silence » adressée au roi Janaka prend une tout autre dimension pour l’homme occidental, coupé de son « orient » où naît le jour, pour qui les mots sont « ce qui reste de tant d’espoir». |
traduit du sanskrit et présenté par Alain Porte édition bilingue |
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Giovanni Pico della Mirandola De la dignité de lhomme Lorsquil écrit lOratio de hominis dignitate, qui aurait dû introduire ses Neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pico della Mirandola (1463-1494) a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que « ses façons ne répondent ni à son âge, ni à son rang », cest pourtant une philosophie nouvelle quil propose à ses aînés ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les Mystères antiques jusquaux religions révélées, émane de ce que lon pourrait appeler la « volonté de vérité ». |
traduit du latin et présenté par Yves Hersant
édition bilingue. isbn 2-905372- 75-3. Ière édition 1993 128 p. 12 euros. |
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Céline Poisson (Collectif sous la direction de) Les textes rassemblés dans ce livre montrent comment la maison construite par le philosophe autrichien Ludwig Wittgenstein peut être vue comme un cas exemplaire à la fois pour l’histoire de l’architecture et pour l’histoire de la philosophie - rares sont les cas où il est possible d’évaluer les correspondances, dans l’œuvre d’un même individu, entre le travail de la pensée et le travail de l’architecture. Qu’a pu représenter l’architecture pour Wittgenstein, qu’a-t-il pensé de ce type d’exercice et qui nous a été transmis à travers ses écrits ? Le modèle de l’architecture nous éclaire sur le sens et la portée des idées fondamentales de sa philosophie du langage, sur son intimité avec les pratiques de l’art, de l’ingénierie, de l’artisanat, sur l'interprétation ou la résistance du philosophe à la culture de son temps, sur sa manière d’aborder les problèmes des limites et des définitions. Wittgenstein disait qu’il est revenu à la philosophie en 1928 lorsqu’il s’était de nouveau senti capable de créer : le chantier qu’il a mené y est-il pour quelque chose ? Cette période de transition présente un intérêt particulier pour les études wittgensteiniennes pour ce qui est d’établir une rupture ou une forme de continuité entre ce qu’il est d’usage de distinguer comme le premier et le second Wittgenstein. Le chantier architectural qu’il maîtrise tant dans l’ensemble que dans ses moindres détails permet de constater l’émergence d’une question qui l’occupera de manière constante; la nécessité d’en arriver, face à un problème esthétique ou conceptuel, à une prise en considération de l’ensemble des usages, à une vision synoptique qui seule permet une représentation synthétique privilégiant une saisie inclusive plutôt qu’exclusive. SOMMAIRE : Céline Poisson «Penser, dessiner, construire; Wittgenstein et l'architecture»; Ursula Prokop « Art et esthétique chez les Wittgenstein» ; Joseph Masheck «Form(alisme), fonction(nalisme) et la maison de Wittgenstein dans l’histoire de l’art» ; Allan Janik «Art, savoir-faire et méthode philosophique selon Wittgenstein»; Garry L. Hagberg «Le penseur et le dessinateur: philosophie et architecture comme travail sur soi»; François Latraverse «Architecture et langage»; Maurice Lagueux «Qui est l’auteur de la maison de Wittgenstein?» ; Mathieu Marion «L’architecture de Wittgenstein: métaphysique, style et expression» ; Nana Last «Des règles et des frontières : les pratiques spatiales de Wittgenstein entre architecture et philosophie» ; Paul Wijdeveld «Wittgenstein, intuition et création» ; Jean-Pierre Cometti «Wittgenstein, l’art, l’architecture et le paysage» ; Suzanne Leblanc «La philosophie d’après l’art: plastique wittgensteinienne»; Élisabeth Rigal «La maison de Wittgenstein et le Cône de Bernhard» ; Bernhard Leitner «Notes» . |
Paru octobre 2007 978-2-84162-149-9 256 p. Cahier photos de 16 pages (Archives privées et photos de Bernard Leitner) 25 €
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| Denys Ridrimont La naissance de la nature Éthique à S. « Pourtant ces livres, ces fameux livres, sont bien peu nombreux, et beaucoup ont été perdus. Mais il faut maintenant énoncer ma thèse en ce qui les concerne. À savoir : Quil ny a jamais eu de Connaissance. » Denys Ridrimont est né à Charleville-Mézières en 1960 et il sest consacré un temps à lacclimatation des plantes tropicales en zone tempérée. |
isbn 2-84162-004-2. 1996. 112 p.
12 euros. |
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| David Selbourne Le principe de devoir Essai sur les fondements de lordre civil «Dans les débats sur la Déclaration des Droits, jinsistai pour quon y joignît celle des Devoirs qui leur sont corrélatifs», écrivait lAbbé Grégoire dans ses Mémoires. Mais la question des devoirs a été et est encore le plus souvent éludée dans notre culture, et «le sens de devoir comme obéissance en est venu à supplanter tous les autres sens possibles du mot, y compris celui de responsabilité éthique individuelle. Cest là un obstacle supplémentaire pour celui qui désire réactiver la question des vertus civiques et, en particulier, celle du principe de devoir». Examinant la question du devoir, à travers une vaste littérature, David Selbourne en vient à considérer le devoir comme «principe souverain de lordre civil». Réciprocité des devoirs du citoyen et de lordre civil, de lindividu et de la communauté, problème du droit-exempt-de-devoir, des sanctions et des obligations liées aux respect des droits et des devoirs, du devoir de contribution au «bien-être» de lordre civil, comme du devoir de révolte, autant de questions abordées dans ce livre et qui ont fait lobjet dun très large débat en Grande-Bretagne. Pour David Selbourne, le principe de devoir est une réponse à la désagrégation de lordre civil ; il est à la base dune société éthiquement responsable et pourrait enrayer les dérives dexclusion de toutes sortes auxquelles notre société assiste sans être capable den envisager les solutions civiques. « Dans notre culture, le sens de devoir-comme-obéissance en est venu à supplanter tous les autres sens possibles du mot devoir, y compris celui de responsabilité éthique individuelle. Cest là un obstacle supplémentaire pour celui qui désire réactiver la question des vertus civiques et, en particulier, celle du principe de devoir. » |
traduit de langlais par Marie-José Minassian
hors collection isbn 2-84162-006-9. 1997. 304 p. 25 euros. écrire à lauteur : selbourne@info-net.it |
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Dans la même série: Capitales de la modernité. Walter Benjamin et la ville Penser dessiner construire. Wittgenstein et l'architecture Voir aussi Acheter le livre sur Place des libraires Acheter le livre sur Lekti-ecriture Lire un compte-rendu de Sebastien Rongier sur remue.net |
Collectif sous la direction de Philippe Simay et Stéphane Füzessery Quelle fut, au début du siècle, l’expérience commune de la grande ville en Europe ? Qu’éprouva-t-on, à Berlin, Paris ou Londres, face à l’accumulation des personnes, à la mobilité de masse, à l’accélération et l’intensification des circulations, à l’emprise toujours croissante des nouvelles textures du fer, du verre et du bitume, à la mécanisation et à l’électrification des réseaux techniques ? Et comment, à travers le filtre de ces expériences nouvelles, la modernisation tout entière fut-elle ressentie ? Trois oeuvres sont convoquées ici pour analyser ce qu'a pu constituer le choc des métropoles au début du XXe siècle: Georg Simmel, Siegfried Kracauer, Walter Benjamin. Introduction I. Georg Simmel II. Siegfried Kracauer III. Walter Benjamin Ouverture |
SEPTEMBRE 2008 ISBN 978-2-84162-164-4 256 p. 22 euros |
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Philippe Simay (Collectif sous la direction de) Les enjeux urbains de la pensée de Walter Benjamin se situent dans un entre-deux villes où s’est joué le sort d’une modernité contradictoire: Paris, capitale du XIXe siècle, et Berlin, capitale du XXe siècle. À la question: «Comment habiter le moderne?», Benjamin répond par une étonnante philosophie de l’architecture, entre exil et souvenir, transparence et opacité, flânerie et révolution, qui n’a pas encore été suffisament inventoriée. C’est à cet inventaire que ce volume veut contribuer, constituant la ville comme «centre de gravité » de la pensée benjaminienne, vers lequel convergent ses autres architectures linguistiques, esthétiques ou politiques. |
2006 ISBN 2-84162-099-9 224 p. 22 euros
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Spinoza L’Éthique de Spinoza, parue posthume en 1677, ouvre la philosophie moderne. Elle se dresse avec «la fermeté d’un temple dans un paysage inhabité». Son unité géométrique heurte le morcellement du monde contemporain, mais elle accompagne tous ceux qui s’aventurent sur la voie du «bien agir». Elle fonde notre être pour le monde. Robert Misrahi est professeur émérite à l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il a traduit, pour l’édition «Pléiade», la Correspondance de Spinoza, et a publié un grand nombre d’ouvrages sur cet auteur. |
2005 Réédition Automne 2007 Traduit du latin, présenté et commenté par Robert Misrahi ISBN : 978-2-84162-107-3 512 p. 32 euros |
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Jacob Taubes «La lumière intérieure de la mystique se transforme en flamme dévorante tournée vers la réalité», rappelle, après Marx, Jacob Taubes dans ce livre d’une extraordinaire densité le seul publié de son vivant, alors qu’il n’a que vingt-quatre ans. Retraçant l’histoire théologico-politique, depuis l’apocalyptique judéo-araméene jusqu’à Marx (en passant ses métamorphoses et ses tournants chez Paul, les gnostiques, Joachim de Flore, Thomas Münzer, Kant, Hegel ou Kierkegaard), il propose une lecture nouvelle des «révolutions» de notre modernité, à la lumière de cet héritage, comme retour de l’apocalyptique dans la sécularisation. Somme vertigineuse de connaissances croisées, Eschatologie occidentale (1947), conçue à l’origine comme une thèse universitaire, n’est pas étranger au statut de «paria de l’université» qui s’attachera longtemps à cet «apocalyptique de la révolution» que fut Jacob Taubes. Jacob Taubes (Vienne, 1923Berlin, 1987) a enseigné aux Etats-Unis, en France (EHESS) et en Israël, avant d’être nommé à l’Université de Berlin en 1965. Son œuvre commence à être connue en France, depuis la traduction de sa correspondance, controversée, avec Carl Schmitt (En divergent accord, Rivages), et son séminaire sur saint Paul (La théologie politique de Paul, Seuil). Sont à paraître un volume d’essais aux Editions du Seuil (Du culte à la culture) et une monographie sur son œuvre par Raphael Lellouche aux Editions de l’éclat). |
SEPTEMBRE 2009 Traduit de l’allemand et présenté par Raphaël Lellouche et Michel Pennetier Précédé de «La flèche des amis». La guerilla herméneutique de Jacob Taubes» par Raphaël Lellouche ISBN 978-2-84162-186-6 320 p. 29 euros |
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Imre Toth La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l’histoire des mathématiques, mais également une bouffée d’air pur pour les partisans d’une «vérité sans les dogmes». Par ce «non» augmentatif, elle affirmait l’existence d’un en-dehors de l’Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l’espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C’est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu’est consacré l’essai d’Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements. Nous venons d'apprendre la disparition d'Imre Toth, à Paris le 11 mai 2010. Il venait de nous faire parvenir un manuscrit sur Platon et les nombres irrationnels que nous espérons pouvoir faire paraître en 2011. Homme d'exception, Toth pensait "philosophiquement et politiquement" les nombres. Ses travaux sur la géométrie non-euclidienne lui valurent une renommée internationale, après qu'il eut dû quitter son pays et mener une vie sans terre d'attaches. |
MARS 2009 ISBN 978-2-84162-179-8 144 pages 15 euros voir à propos de ce livre, l'article de Françoise Balibar dans le numéro de la revue Critique d'avril 2010: "Les mathématiques ou la liberté d'assigner la vérité» |
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Ludwig Wittgenstein - Paul Engelmann L’ouvrage contient aussi une version considérablement augmentée du “Mémoire” qu’Engelmann a consacré à Wittgenstein et qui a été publié en anglais en 1967. S’y ajoutent des textes d’Ilse Somavilla, Josef Schächter et Brian McGuinness, tous trois spécialistes de l’oeuvre de Wittgenstein. Il s’agit d’une édition critique, pourvue d’un très copieux apparat de notes et de commentaires. Ludwig Wittgenstein est l’un des philosophes les plus importants du XXe siècle. Paul Engelman, architecte et ami de Wittgenstein, conseilla ce dernier dans ses « expériences » architecturales. Elève d’Adolf Loos, Engelman quittera l’Autriche en 1934 pour s’installer en Palestine, où il put poursuivre son travail architectural. |
JANVIER 2010 Traduit de l’allemand par François Latraverse ISBN 978-2-84162-183-5 256 p. 28 euros. |
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Chaïm Wirszubski En appendice : Gershom Scholem « Considérations sur l’histoire des débuts de la cabale chrétienne » Tandis qu’un banquier néoplatonicien régnait sur Florence, le jeune comte de Concordia, Pic de la Mirandole (1463-1494), s’initiait à l’hébreu, à l’araméen et se faisait traduire par l’énigmatique Flavius Mithridate, juif sicilien converti et personnage haut en couleur, les œuvres des plus importants auteurs de la cabale juive, pour nourrir une pensée qui marquera de manière décisive la culture européenne. Restées longtemps inédites et souvent délaissées, ces sources juives de la Renaissance sont étudiées ici dans le détail, apportant des preuves nouvelles, si besoin était, de l’extraordinaire audace de la philosophie de Pic, en même temps que de la richesse d’une tradition, la cabale, qui plongeait ses racines au plus profond de ce qu’il convient d’appeler la «pensée juive». |
mai 2007 Traduit de l’anglais (et du latin) par Jean Marc Mandosio ISBN 978-2-84162-132-3 528 pages 32 euros |
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María Zambrano Les clairières du bois «María Zambrano na pas vendu son âme à lIdée, elle a sauvegardé son essence unique en mettant lexpérience de linsoluble au-dessus de la réflexion sur lui, elle a en somme dépassé la philosophie...» Cioran. |
traduit de lespagnol par Marie Laffranque.
15 euros. |
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María Zambrano «Lieu des craintes, des indices, des espérances, laurore est un confin, louverture dun sens, mais aussi cela qui fuit, dès que perçu. Elle donne le jour et disparaît. Ce livre propose un jeu dimages suggestives, où chacun peut retrouver ce quil ressent, expérimente, dès lors quil sabandonne aux incitations de la vie et du monde.» M. Adam (Revue Philosophique). |
traduit de lespagnol par Marie Laffranque. isbn 2-905372-33-8. 1989. 184 p. 14 euros. |
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Collectif sous la direction de Yves Charles Zarka et Caroline Guibet Lafaye La question cosmopolitique est restée en marge de l’intérêt qui a été porté à la pensée juridico-politique de Kant. En ce sens, le présent ouvrage vient combler une lacune dans l’exploration des ressources de l’œuvre. Mais l’intérêt philosophique de la question cosmopolitique dépasse très largement ce cadre. Elle atteste d’abord que la théorie politique de Kant ne se limite pas à une théorie de l’État. Il doit y avoir un en deçà et un au-delà de l’État, où la politique dépasse l’idée de peuple pour atteindre celle d’humanité. Le cosmopolitisme est cette théorie politique de l’humanité. En ce sens, Kant est l’antidote de Carl Schmitt, qui portait en lui la haine de l’idée cosmopolitique. Cet antagonisme théorique entre Schmitt et Kant, entre le poison et le remède, est largement attesté dans ce volume. Ce qui montre à quel point nous avons besoin aujourd’hui du cosmopolitisme de Kant, pour penser le passage de la guerre à la paix, la place de l’hôte étranger dans nos sociétés complexes et la nouvelle configuration d’un monde globalisé. Yves Charles Zarka est professeur de philosophie politique à l’Université Paris Descartes (Sorbonne). Il est l’auteur d’une douzaine de livres, traduit en plusieurs langues, au carrefour de l’histoire de la pensée politique et de la philosophie politique contemporaine. Ses livres ont ouvert des nouveaux accès à la compréhension de notre temps. Il est également directeur de la revue Cités et à ce titre à la tête d’un des courants majeurs de la pensée politique contemporaine. Caroline Guibet Lafaye est docteur de l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et agrégée de philosophie. Elle est actuellement chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique). Elle est spécialiste de Kant et de Hegel aussi bien sur le versant esthétique que sur celui de la morale et de la politique. |
MARS 2008 ISBN 978-2-84162-1576 224 p. 22 € |
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