l’éclat
Cliquer pour recevoir le bulletin d'informations des éditions de l'éclat nouveautés
deuxième semestre 2008

Voir les parutions du Premier semestre



Hermann Broch
Théorie de la folie des masses

«Chacun sait quelle folie s’est aujourd’hui emparée du monde, chacun sait qu’il participe lui-même à cette folie, comme victime active ou passive, chacun sait donc à quel formidable danger il se trouve exposé, mais personne n’est capable de localiser la menace, personne ne sait d’où elle s’apprête à fondre sur lui, personne n’est capable de la regarder vraiment en face, ni de s’en préserver efficacement. » Ainsi s’ouvre la Théorie de la folie des masses de Hermann Broch. Mais nul ne sait où elle commence, ni où elle finit, tant son élaboration fut problématique, au point qu’on peut se demander si le sujet n’a pas eu raison de l’œuvre, et si celle-ci ne se devait pas d’être retravaillée indéfiniment, comme est infinie cette folie des masses contre laquelle la raison vient buter sans parvenir à l’infléchir?
Commencée vraisemblablement à la fin des années 1930, la Théorie de la folie des masses accompagne Hermann Broch, jusqu’à sa disparition en 1951, sans qu’il parvienne à lui donner une forme définitive. C’est donc un véritable laboratoire qui est donné à lire – laboratoire d’une vie tout entière consacrée à la pensée, qu’elle prit la forme des célèbres romans tels que La mort de Virgile ou Le Tentateur, ou d’essais sur La logique d’un monde en ruine, parus il y a quelques années dans cette même collection.

PARU SEPTEMBRE 2008

Collection Philosophie imaginaire

Traduit de l'allemand par Pierre Rusch et Didier Renault

ISBN 978-2-84162-163-7

544 pages

32 euros

Du même auteur à l'éclat


Où acheter ce livre

Lire un extrait

Collectif sous la direction de Philippe Simay et Stéphane Füzessery
Le choc des métropoles
Simmel, Kracauer, Benjamin

Quelle fut, au début du siècle, l’expérience commune de la grande ville en Europe ? Qu’éprouva-t-on, à Berlin, Paris ou Londres, face à l’accumulation des personnes, à la mobilité de masse, à l’accélération et l’intensification des circulations, à l’emprise toujours croissante des nouvelles textures du fer, du verre et du bitume, à la mécanisation et à l’électrification des réseaux techniques ? Et comment, à travers le filtre de ces expériences nouvelles, la modernisation tout entière fut-elle ressentie ? Trois oeuvres sont convoquées ici pour analyser ce qu'a pu constituer le choc des métropoles au début du XXe siècle: Georg Simmel, Siegfried Kracauer, Walter Benjamin.

Introduction
Stéphane Füzesséry et Philippe Simay : Une théorie sensitive de la modernité.

I. Georg Simmel
Stéphane Jonas : Simmel et Berlin: de la Grande Ville à la Métropole.
Thierry Paquot : Simmel: la métropole comme passage de frontières
David Frisby : Simmel et le paysage urbain de la modernité.

II. Siegfried Kracauer
Nia Périvolaropoulou : Du flâneur au spectateur: modernité, grande ville et cinéma chez Siegfried Kracauer
Olivier Agard : La mélancolie urbaine selon Siegfried Kracauer
Claudia Krebs : Siegfried Kracauer: un regard photographique

III. Walter Benjamin
Marc Sagnol : Simmel et Benjamin, détecteurs de la modernité
Pierre-Damien Huyghe : Choc et conscience à l’époque de la diffusion
Mathilde Girard : Benjamin, Adorno, Kracauer :le cinéma, écueil ou étincelle révolutionnaire de la masse?

Ouverture
Massimo Cacciari : Nomades en prison: réflexions sur la post-métropole.

PARU SEPTEMBRE 2008

Collection Philosophie imaginaire

ISBN 978-2-84162-164-4

256 p.

22 euros


Où acheter ce livre

S. H. Fernando Jr
The New Beats
Musique, culture et attitudes du hip-hop

De DJ Kool Herc à Dr Dre, des premiers B-Boys au Wu-Tang Clan, une exploration de la complexité des mots, des sons, des images et des attitudes du hip-hop. Sans doute l'un des ouvrages le plus complet sur le sujet, The New Beats propose en ouverture un contexte historique détaillé, reliant le rap aux formes antérieures de musiques noires qui l'ont influencé. Puis, après avoir examiné les rapports entre le hip-hop, la culture et les forces sociales et politiques qui les ont engendrés, il tente d'aller au-delà  du domaine de l'industrie actuelle pour examiner le rap en tant que commerce. Ecrit sous forme de documentaire, The New Beats fourmille d'informations historiques mais aussi d'interviews avec les grand masters du genre, qu'ils soient rappeurs, ingénieur du son, danseurs, producteurs...

Skiz Fernando Jr. est new-yorkais. Il fut longtemps journaliste pour Vibe, The Source, etc. Musicien, il a fondé le label WordSound.

PARUTION OCTOBRE 2008

Traduit de l’anglais (USA) par Arnaud Réveillon

Nouvelle édition

Collection KARGO

ISBN 978-2-84162-174-3

384 p.

13 €


Où acheter ce livre

David Toop
Ocean of sound
Ambient music, mondes imaginaires et voix de l'éther

«Ce livre parle de voyages, certains réels, d'autres imaginaires, et d'autres encore, prisonniers de l'ambiguïté entre les deux. Ma figure centrale, ce sont ces signaux transmis à travers l'éther. Ceci s'applique autant aux musiciens javanais et à Debussy, durant l'ère coloniale du XIXe siècle, qu'à la musique de l'ère numérique au tournant du millénaire. Ces cent années d'expansion de la musique, médium généralement fluide, non verbal et non linéaire, nous ont préparés à l'océan électronique du siècle à venir. Tandis que le monde s'est transformé en océan d'information, la musique s'est faite immersive. Une bonne partie de la musique dont je traite pourrait être caractérisée par l'idée de dérive ou par une existence in stasis… Les musiciens sont devenus des voyageurs virtuels, créateurs d'un théâtre sonique, les émetteurs de tous les signaux reçus de l'autre côté de l'éther. De Debussy à Aphex Twin, de Russolo à Autechre, en passant par Varèse, Miles Davis, Sun Ra, Alvin Lucier, Brian Eno et mille autres sons, Ocean of Sound plonge le lecteur dans de vertigineux espaces sonores au-delà des catégories musicalo-commerciales, du Paris fin de siècle aux raves technos, de l'Amazonie au Japon. L'ouvrage trace une géographie réelle et imaginaire des mondes sonores du XXe siècle, sous et au-delà de l'éther.»

David Toop est musicien, journaliste et écrivain. Auteur également de Rap Attack, Haunted Weather, Exotica. A collaboré à The Wire, The Face, Mojo, Vogue… A enregistré de nombreux disques depuis New And Rediscovered Musical Intrument, paru en 1975 sur le label de Brian Eno Obscure..

PARUTION OCTOBRE 2008

Traduit de l'anglais (USA) par Arnaud Réveillon

Nouvelle édition

Collection KARGO

ISBN 978-2-84162-173-6

384 p.

13 €


Yona Friedman
L’ordre compliqué et autres fragments

«Le désordre n’existe pas. N’existe que l’ordre compliqué.» C’est à partir de ce simple postulat que Yona Friedman construit une image du monde fondée sur l’harmonie et qui défie les lois habituelles de la physique. L’univers devient alors erratique, l’espace est composé de granules infimes de vide et notre perception de la mosaïque du monde s’attache autant à chacune de ses pierres qu’à l’ensemble qu’elles constituent.
L'ordre compliqué et autres fragments se présente comme une nouvelle monadologie, illustrée de dessins au trait et traduite en «bande dessinée» par l’auteur – entre autres – des Utopies réalisables (L’éclat, 2000) et de L’Architecture de survie (L’éclat 2003).

Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L’Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L’Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux éditions de l’éclat en 2000. Egalement à l'éclat: L'architecture de survie et Vous avez un chien.

PARUTION OCTOBRE 2008

Collection Premier Secours

ISBN 978-2-84162-171-2

144 pages

12 euros

Du même auteur à l'éclat


Controverses n°9
Dossier: Alliance des civilisations?

En opposition à la théorie de Huttington du "choc des civilisations", s'est développé une sorte de contre-concept: l'alliance des civilisations. Des institutions, des associations, une scène internationale à l'ONU lui sont consacrées. On parle aussi de "métissage", d'hybridation, etc. Que recouvre philosophiquement cette idée, dans son fond et dans ses formes? Que se trame-t-il politiquement à travers elle? Le dossier tentera de l'appréhender à partir d'angles de vue inédits.

PARUTION NOVEMBRE 2008

Voir la page consacrée à la revue

ISBN: 978-2-84162-176-7

224 p.

20 euros


Paul Sebag

Collectif sous les auspices de la
Société d'Histoire des Juifs de Tunisie
(coordonné par Claude Nataf)

De Tunis à Paris
Mélanges à la mémoire de Paul Sebag

Se définissant lui-même, dans une lettre inédite à son ami Claude Roy , «juif ... non pratiquant... non croyant ... français par l’état civil ... par la culture ... par les sentiments ... marxiste ... communiste ... anti-impérialiste ... tunisologue ... “patriote tunisien”... enraciné dans sa terre natale...», Paul Sebag (Tunis 1919–Paris 2004) reste indissociablement lié à l’histoire de la Tunisie, depuis ses premiers travaux de sociologue dans les années 1950, jusqu’à ses plus récentes publications historiques autour du judaïsme tunisien et de la ville de Tunis à partir de 1990. Son action en faveur de l’indépendance lui fera prendre part à l’organisation de la nouvelle université tunisienne, et tout particulièrement du département de sociologie, où il enseignera jusqu’en 1977, date de son arrivée à Paris. Ce volume collectif à l’initiative de la Société d'Histoire des Juifs de Tunisie se veut un hommage à la fois à l’homme “au simple sourire”, au professeur rigoureux et à l'infatigable érudit qui a marqué durablement plusieurs générations de chercheurs et d’étudiants.


N.d.e. Michel Valensi : Trois souvenirs de Paul Sebag
I. Histoire et politique – Yaron Tsur: Entre Tunis et Alger. Les élites juives vers 1800 – Jacques Taïeb: Alger à la veille de la conquête française – Prince Fayçal Bey : Ahmed Ier, bey de Tunis chez Louis-Philippe Ier, roi des Français – Armand Maarek : La politique française à l’égard des Juifs de Tunisie, sous le protectorat
II. Culture et religion – Joseph Chetrit : La question linguistique dans la presse judéo-arabe de Tunis à la fin du XIXe siècle – Denis Cohen-Tannoudji : Joseph Cohen-Tanugi Hadria, un rabbin moderniste à l’époque du Protectorat – Paul B. Fenton & Ahmed-Amine Dellaï : «Le Complot des juifs de Khaybar» une qasîda en melhûn algérien par le barde mystique Sidi Lakhdar – Dominique Jarassé : Osiris et le projet de la grande synagogue à Tunis
III. L’homme, le professeur, l’érudit – Lilia Ben Salem : Paul Sebag sociologue? – Abdelhamid Larguèche : Tunis dans l’œuvre de Paul Sebag – Claude Nataf : Paul Sebag et l’histoire des Juifs de Tunisie – Colette Zytnicki: Ecrire l’histoire des Juifs de Tunisie – Jean-Claude Kuperminc : La Bibliothèque transportée de Paul Sebag – Renée Sebag : Paul Sebag par lui-même – Eléments de biographie. Bibliographie sélective de Paul Sebag.

PARUTION OCTOBRE 2008

ISBN 978-2-84162-172-9

256 p.

15 euros



April DeConick
Le Treizième Apôtre
Ce qui dit vraiment l’Evangile de Judas

En 2006, le National Geographic publie la première traduction anglaise de l’Evangile de Judas à partir d’un manuscrit du IVe siècle découvert en Egypte en 1970. Cette traduction est un ‘événement’, relayé par les traductions successives (dont notamment celle française publiée chez Flammarion à partir de l’anglais) dans la mesure où le texte semble bouleverser l’image que l’on se faisait de Judas qui, de traitre, devient bienveillant et ami de Jésus. Hélas pour le ‘département des réhabilitations’, la traduction proposée par l'équipe de la National Geographic Society s’est avérée extrêmement désinvolte et tendancieuse, comme s’il fallait par ce renversement de perspective, réhabiliter Judas au nom d’une nouvelle fraternité inter-religieuse. Madame DeConick retrace non seulement l’histoire de ce manuscrit, mais relève les nombreuses erreurs de traduction pour proposer à son tour une traduction nouvelle et ouvre un débat passionnant sur les intérêts politiques qui, au nom d’une modernité ‘œcuménique’, se permet de falsifier les sources historiques.

PARUTION NOVEMBRE 2008

Traduit de l’anglais par Gilles Firmin

ISBN 978-2-84162-175-0

224 p. env.

22 euros env.


Où acheter ce livre

Ernst Bloch
Symbole: les Juifs
Un chapitre oublié de L’esprit de l'utopie

Ernst Bloch a publié deux éditions consécutives de L'Esprit de l'Utopie, en 1918 puis en 1923. Entre-temps, il s'est rapproché du socialisme avec une monographie sur Thomas Münzer. Avec ses traits millénaristes et hérétiques, la guerre des paysans d'Allemagne a pris désormais l'importance d'un modèle historique décisif. Entre ses deux éditions, le texte de L'Esprit de l'Utopie subit alors quelques changements, dont la suppression d'un chapitre: Symbole: les Juifs, rédigé bien antérieurement, en 1912, lorsque, dans un contexte d'intenses échanges avec Georg Lukács, les deux amis font l'expérience du renouveau du judaïsme. Commençant par la proclamation éclatante: "S'éveille enfin la fierté d'être juif…", ce petit écrit de jeunesse de Bloch offre une interprétation de la "question juive" profondément différente de celle de Marx en 1843. "Effacé" par la suite des oeuvres du philosophe marxiste, jamais réédité et jamais traduit en français, il témoigne de la portée philosophique du réveil national juif et du messianisme apocalyptique au début du XXe siècle.

PARUTION (reportée) JANVIER 2009

Traduit de l'allemand et présenté par Raphaël Lellouche.

ISBN 978-2-84162-177-4

128 p. env.

12 euros env.

éditions de l'éclat   titres   auteurs   collections   recherche   librairies   lyber    contact